La seule (et unique) raison pour laquelle les startups échouent

La seule (et unique) raison pour laquelle les startups échouent

Longtemps, j’ai vu le bilan de l’entreprise comme l’élément crucial qui allait déterminer sa survie, et la faillite comme la principale source d’échec de cette dernière. Parfois, par un grand miracle, certaines se voyaient le droit de terminer leur vie dans une fin préméditée : une « exit strategy » orchestrée depuis longtemps, qui mettrait fin (ou non) à l’entreprise, mais qui rendrait certainement un retour sur capital à ces investisseurs.

Cette croyance survit en moi durant ma vie d’étudiant, mais s’estompa rapidement au contacts du monde professionnel. Combien de fois une entreprise arriva-t-elle au bout de son capital de départ ? Je ne saurais plus le compter. Certaines trouvèrent un nouveau « tour » d’investissement, d’autres pas. Et parmi celles qui ont dû déposer le bilan, toutes ne sont pas mortes pour autant : c’était souvent l’occasion de faire un trait sur les dettes et de se recouvrir, quelques mois plus tard, sous une autre raison de commerce. C’est ainsi que la compagnie « A », repart 6 mois plus tard, avec les mêmes fondateurs sous le nom de « A plus ».

Viser la lune.
Même si vous manquez, vous atterrirez parmi les étoiles.

― Norman Vincent Peale

Mais alors, si le manque d’argent n’est plus la grande faucheuse qui décapite ces jeunes pousses, pourquoi échouent-elles ? Tout simplement parce qu’à un moment précis, souvent à la suite d’un événement négatif, la motivation se dissipe et leurs fondateurs abandonnent. La mort de l’entreprise n’est pas une fin en soi, perdre l’esprit entrepreneurial c’est la fin de tout. Penser que la fin de l’entreprise engendre la fin de votre projet, équivaut à croire que l’amour n’existe plus après une rupture. L’entreprise n’est pas votre projet, l’entreprise est une inscription administrative au registre du commerce : votre projet peut lui survivre.

Probablement que la « Detroit Automobile Company » ne vous dit rien, il s’agit d’une entreprise sans grand succès dissoute en moins de 2 ans, mais qui donnera à l’essai suivant la “Henry Ford Company” et bien d’autres variantes par la suite… Finalement, si c’est la bonne cause, il s’agit de persévérer. Si la cause est mauvaise, il ne vaut pas la peine de s’obstiner. Toujours est-il que votre projet doit repartir sur de bonnes bases.

Il n’y a donc qu’un seul véritable facteur mortel pour les startups : abandonner.

N’abandonnez jamais!

 

Attention : cet article fait mention des entreprises étant inscrites au registre du commerce comme des sociétés (personnes morales, type : SA, SARL…) et non des sociétés en nom propre pouvant causer une faillite personnelle !